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Dispersion de la misère :

 

 

 

La jungle de Calais est en train d’être littéralement rasée, avec l’aval des pouvoirs publics Français, pour débloquer la situation de ces migrants, prétend-on….Ca ressemble un peu à la suppression des allocations de chômage des sans emploi, pour les inciter, comment dit-on déjà ? Ah oui, à trouver un emploi ! Mesure qui serait faite pour les aider, mais qui va consister à davantage les marginaliser…

 

 

 

Après pareille décision, qu’est ce qui les attend ? C’est bien simple, une existence précaire où ils n’auront quasi plus accès à des soins et des services (prestés par des bénévoles) qui les aidaient juste à survivre, du temps où la jungle de Calais existait encore. Cette mesure est un cache misère électoraliste et ne résout en rien la situation des demandeurs d’asile qui proviennent de pays où des guerres ont été provoquées par les pays occidentaux, soit directement, soit par milices qui leur sont assujetties, dans le but de mieux piller ces pays. A choisir, les migrants préfèreraient à coup sûr vivre dans leur propre pays…S’il n’avait pas été endommagé, par ces guerres impérialistes.

 

 

 

La situation des sans-papiers est celle d’un groupe de gens vivant dans une situation très précaire, sans droits, qui sont taillables et corvéables à merci, par un patronat sans scrupule, recherchant une main d’œuvre low-cost, pour faire toujours plus de bénéfices. En effet, ces travailleurs n’ont pas le droit de se syndiquer, ni de se plaindre de leur conditions de travail (et de logement !), sous peine d’être expulsés de nos pays, par les autorités et de revenir dans le leur, où ils n’ont plus rien et sont souvent en danger de mort. Les patrons ont donc tout intérêt à ce qu’il y ait un statu quo pour les réfugiés.

 

 

 

En un mot leurs exploiteurs les mettent en concurrence avec les travailleurs de nos pays, dans le but de diviser la lutte sociale, laquelle concerne tous les pauvres du monde entier. Que l’on soit demandeur d’asile, ou précaire national, on est tous dans le même bateau et il devrait il y avoir la constitution d’un mouvement social vigoureux et puissant, qui n’oublierait aucun exclu et permettrait à tout le monde de se constituer des droits sociaux et civils en temps que syndiqué, veillant rigoureusement à leur respect par le pouvoir.

 

 

 

Edito

 

 

Alors que l’on sort d’une opération caritative baptisée faussement « solidarité » en faveur des handicapés, le gouvernement avance cyniquement un nouveau projet de coupe budgétaire massive dans les soins de santé. Ces « économies » auront inévitablement un impact négatif sur la situation de ce public déjà fragilisé.

 

Les organisateurs de fêtes caritatives se gardent bien de faire de la politique, n’est-ce pas, et ne dénoncent donc pas ces mesures de restrictions  et d’exclusion touchant pourtant leurs « protégés ».

 

Ils se contentent d’appeler à la générosité individuelle et consentie.

 

 

Les politiques d’économies dans la sécurité sociale ont d’abord massivement attaqué le concept d’assurance chômage, traité d’ « assistanat » : il faut dorénavant « mériter » ses allocations et en plus, elle est limitée dans le temps. (on se fait toujours exclure tôt ou tard !)

 

 

Après les chômeurs, le gouvernement s’en est pris aux malades chroniques par des idées de remise forcée au travail ( remplacée in extremis, sous la pression syndicale, par une incitation à reprendre le travail ), et une réduction des remboursements de soins et des congés maladie et, ce, à un moment où l’on parle de réformer le code du travail en augmentant la productivité des travailleurs (travailler toujours plus pour un même salaire, ce qui ne résorbera pas le chômage pourtant massif !) avec comme conséquence, les maladies chroniques qui vont découler de cette surcharge de travail !

Le groupe-cible suivant sera celui des pensionnés (on parle déjà de pension à points ; là également, on aura la pension que l’on « mérite », en fonction des années effectivement consacrées au travail, lesquelles compteront plus que les périodes assimilées, comme le chômage ou la maladie. (Tiens, les malades sont à nouveau pénalisés !)  Et si l’on n’a pas eu la « chance » de trouver du travail, tant pis !

 

Les politiciens (ultra)libéraux, toute couleur confondue, s’en prennent d’abord aux groupes les plus fragiles, volontiers traités de paresseux par une certaine opinion publique de droite, longtemps conditionnée par de soi-disant journaux populaires (populistes, peut-être ?) du même bord politique, afin de pouvoir mieux attaquer ensuite des catégories de travailleurs plus fortes et mieux organisées et ainsi revoir le système d’exploitation en quelque sorte, a la hausse (devenir toujours plus « productif » pour un « pouvoir d’achat » toujours moindre).

 

Nous devons dénoncer toute atteinte au mécanisme de redistribution et de solidarité. Ceci n’est possible qu’en formant un large front qui n’oublie aucun groupe ciblé par ces mesures antisociales.

 

Ne laissons pas le gouvernement nous diviser !

 

 

 

 

 

Nouvelle vague de licenciements....

 

 

La banque ING vient d’annoncer une restructuration de ses services, (ce qui coûtera un nombre impressionnant de postes, ici en Belgique) et ce au nom du progrès numérique. On devrait dire plutôt de la rentabilité, une machine traitant à moindre coût des données et ce bien plus rapidement qu’un employé et permettant une centralisation des services qui cesseront d’être de proximité, ce qui constituera une grosse nuisance pour les usagers, qui devront beaucoup plus se déplacer (perte de temps et d’argent), s’ils ont une démarche bancaire à faire.

 

Inutile de dire, que ce nouveau plan de restructuration va jeter une foule de nouvelles personnes au chômage. Ces personnes seront soumises au régime inhumain de contrôles de disponibilité pour le marché de l’emploi (exercés par l’ONEM), alors qu’elles sont victimes d’une situation sur laquelle elles n’ont aucun contrôle.

 

Il convient de faire du lien entre ce fait d’actualité et les scandales financiers, dont le plus récent est le Bahamas leaks, survenu en septembre dernier.

 

 

Bahamas Leaks, c’est la révélation de la fuite en Egypte euh… vers les paradis fiscaux des capitaux de toute une série de sociétés. Un nouveau scandale financier parmi d’autres.

 

Pendant ce temps là, dans nos pays, des fusions, des restructurations d’entreprises de parfois très grosse taille (Caterpillar, dernièrement, ING (new !) mettent des travailleurs sur le carreau par paquets de milliers, pour faire plaisir aux actionnaires et faire remonter leurs cotes boursières, alimentant le phénomène des évasions fiscales.

 

Il devrait il y avoir une pression de toutes les associations politiques non capitalistes, des syndicats de tous les pays, aidés d’une costaude pression populaire, pour faire convenablement appliquer les lois fiscales et faire en plus payer de leur poche ces messieurs de la bourse pour tous les dégâts engendrés par leur système….

 

 

 

 

 

Le massacre des emplois continue....

 

 

Ce vendredi 2 septembre 2016 restera un jour noir dans l’histoire de l’industrie Belge. Le site de production de Caterpillar, spécialisé dans la fabrication d’engins de chantier et situé à Gosselies, au Nord de Charleroi, vient d’annoncer sa fermeture.

 

 Dans l’histoire récente des fermetures-restructurations d’entreprises, les précédents ne manquent pas chez nous. Ainsi on peut citer Renaud, Duferco, Sabena ou encore Volgswagen.

 

 Si nous avons jugé nécessaire de parler de ce fait d’actualité qui fait la une des médias, c’est parce que cette vague de licenciements va faire grossir les rangs des sans-emplois. A coup sûr, plusieurs milliers de personnes vont se retrouver sur le carreau, si on tient compte aussi de la disparition des sous-traitants associés à la présente production, que va entraîner la fin de l’activité de Caterpillar.

 

Autant de gens qui vont se retrouver sur le marché de l’emploi et qui ne pourront pas espérer retrouver le statut qu’ils avaient en tant que travailleurs.

 

Leur protection sociale va encore davantage s’amenuiser et ils seront très nombreux à être poussés dans la précarité par la pression des contrôles de disponibilité pour le marché de l’emploi exercés par l’ONEM, d’autant plus absurdes et injustes que l’emploi convenable (ou non) est absent.

 

Ils seront à leur tour culpabilisés par les institutions d’aides sociales pour une situation dont ils ne sont absolument pas responsables.

 

La raréfaction de l’emploi a en effet pour cause un système mondial impitoyable basé sur le profit qui centralise de plus en plus les moyens de production, lesquels échappent alors de plus en plus à tout contrôle démocratique et toute régulation exercée par les états souverains.

 

Les activités qui, il n’y a pas si longtemps encore, étaient mieux distribuées géographiquement désertent des régions entières, qui se retrouvent alors sinistrées, tout ça parce que de puissants actionnaires décident d’accroître davantage leurs chiffres, en réduisant les coûts de production par des fusions, qui seront à l’origine de l’existence de quelques super-unités industrielles où la machine remplace de plus en plus les équipes d’ouvriers pour produire toujours plus, toujours plus vite, ce qui mène à des crises de surproduction de plus en plus graves, qui entraînent des catastrophes sociales d’ampleur grandissante. (Source : Karl Marx : Le Capital)

 

Quand on connaît ce contexte, on ne peut pas accepter que les sans-emploi (ayant dû accepter de nombreux sacrifices en tant que travailleurs), soient rendus responsables de leur situation actuelle, qu’ils n’ont pas choisie et qu’ils subissent.

 

Résiste s’insurge contre cette situation et exprime sa solidarité avec eux !

 

La prochaine activité du collectif Résiste consistera en une séance de formation au sujet de la nouvelle loi "45 heures", innovation des politiques ultra-libérales et véritable retour en arrière pour l'ensemble de la société. Ses conséquences seront très graves pour les travailleurs, qui se verront travailler beaucoup plus, et qui verront le temps disponible pour se consacrer à leur vie privée (loisirs famille) réduit à peau de chagrin, ce qui mènera à une augmentation non pas de leur salaire mais, des burn-out... 

 

Les conséquences de cette mesure seront aussi une aggravation de la situation des chômeurs et des travailleurs précaires. Faire travailler plus ceux qui ont un travail et sont déjà débordés est un prétexte pour ne pas créer de nouveaux postes. Dans pareille situation, on verra, au mieux un emploi temporaire et mal payé, avec conditions de travail désastreuses, se créer une fois de temps en temps, et ce pour des dizaines de demandeurs d'emploi, tandis que dans le même temps, un nombre incalculable de postes et services vont être littéralement supprimés...

 

Les  demandeurs d'emploi (qui auront donc encore plus dur à trouver une place), soumis à des exigences de plus en plus sévères et injustes de la part de l'ONEM, en matière de recherche d'un "job", vont donc voir leurs sanctions se multiplier, ce qui entraînera de plus en plus d'exclusion...

Les origines de cette nouvelle loi, sont un désir de la part du patronat, d'accroissement toujours plus important, de ses bénéfices. Les employeurs, soutenus par le gouvernement, ont comme exigence de payer toujours moins de cotisations, ce qui détruit la sécurité sociale des travailleurs et de l'ensemble des allocataires sociaux.

 

Cette séance de formation se donnera le 14 ou le 15 septembre 2016.

Le collectif Résiste va mettre les petits plats dans les grands, le 11 juin 2016. Il prépare une fête conviviale, qui consistera en une rencontre avec un autre collectif : Le Collectif 1984, qui est spécialisé en théâtre-action. 

 

Au  programme de cette soirée, il y aura donc une pièce de théâtre jouée par le collectif invité, qui parle de la notion de jeu, dont l'esprit de compétition qui l'anime crée des gagnants et des perdants, à l'image de notre société et du monde du travail. Le thème de la pièce est philosophique et est abordé avec légèreté.

 

Lors de la même soirée, le Collectif Résiste expose une trentaine de dessins de ses 2 caricaturistes. Ces caricatures dénoncent les mesures anti-chômeurs qui ont été prises par les politiques.

 

L'évènement réunissant les 2 collectifs veut montrer que divertissement et réflexion sont parfaitement compatibles.

 

Ci dessous, le tract de présentation de l'évènement :